C'est un sujet important car les poules en cage sont un peu un symbole du mal-être animal, et cela fait très longtemps que je me bats pour l'interdiction de ce mode d'élevage. La question, que nous devons nous poser à chaque fois, est de savoir comment traduire cette interdiction dans les faits, comment l'appliquer réellement. Il nous faut examiner les choses au cas par cas et, pour certains d'entre eux, passer par la loi – nous aurons encore des débats de ce genre, certainement, sur d'autres sujets.
Reste qu'il faut voir, justement, si le fait de légiférer a des effets positifs ou non. Dans le cas présent, l'excellent amendement de Mme Limon relaie le plan de filière, lequel montre que les choses sont enclenchées, que les agriculteurs s'y sont mis et que les engagements sont tenables, dans un contexte, dont il ne faut pas sous-estimer l'importance, où la demande baisse pour les oeufs issus de ce type d'élevage.
Nous avons donc tous les éléments en main pour dire que cette interdiction, si elle n'est pas expressément inscrite dans la loi, se traduira dans les faits, ce qui est bien le plus important. Aussi je soutiens cet amendement et me félicite du compromis que nous avons pu trouver, car il permettra enfin l'arrêt de l'élevage de poules en cage.