En vous écoutant, monsieur le président, on voit combien vous êtes un amoureux de la langue française. Vous maniez les mots avec talent. J'espère qu'à la suite de ce compliment sincère, vous serez particulièrement attentif à ma question.
L'article 3-1 de la loi de 1986 pose la nécessité pour le CSA de défendre la langue française et, dans le prolongement de la question de M. Cormier-Bouligeon sur un nivellement par le bas extrêmement préoccupant de notre langue, qui constitue pourtant la colonne vertébrale de l'émancipation, de l'esprit critique, de la grandeur et du rayonnement de notre pays mais aussi du lien fondamental entre chaque citoyen, dans le prolongement aussi de ce qu'affirmait le ministre de l'Éducation dans une interview pour la presse écrite il y a quelques jours, rappelant combien nos racines gréco-latines forgeaient notre langue, notre vie et notre civilisation, quel bilan tirez-vous des mesures prises pour maintenir l'usage de la langue française à un haut niveau ? Que proposez-vous ou que nous demandez-vous de faire pour que la langue française reste, y compris dans le domaine audiovisuel, un trésor national, inattaquable, utilisable par tous ? Comme la patrie, la langue est au fond le bien le plus précieux de ceux qui n'ont plus grand-chose ou n'ont plus rien.