Intervention de Guillaume Chenut

Réunion du lundi 28 mai 2018 à 15h00
Commission d'enquête chargée de tirer les enseignements de l'affaire lactalis et d'étudier à cet effet les dysfonctionnements des systèmes de contrôle et d'information, de la production à la distribution, et l'effectivité des décisions publiques

Guillaume Chenut, directeur départemental adjoint de la protection des populations du Val-d'Oise, et trésorier adjoint du SNISPV :

En lisant quelques auditions précédentes, j'ai constaté que certaines choses ressassées étaient du domaine historique. Les directions interministérielles, qui rassemblent les services de la DGCCRF et du ministère de l'agriculture, ont permis de pallier la raréfaction des fonctionnaires.

Même si nos fonctionnements restent perfectibles, cette mise en commun de nos moyens a permis d'éviter la catastrophe : la disparition totale des contrôles dans certains pans de notre activité. Conduite d'une manière brutale, cette réforme a cependant créé une sorte de casus belli initial et elle n'a pas forcément été digérée. Pour cette raison, des arguments sur la perte de chaîne de commandement, par exemple, remontent régulièrement à la surface. À l'heure d'internet, cette explication est un peu aberrante : chaque agent reçoit ses instructions en direct sur les outils par métier et autres. Les pertes en ligne d'information entre les centrales et les agents sont tout à fait impossibles. On ne pourrait même pas les organiser si on le souhaitait.

Les chaînes de commandement n'ont pas été abîmées et nous avons mis en place des synergies qui fonctionnent assez bien. La raréfaction des fonctionnaires s'est produite en même temps que ce regroupement. S'il faut perfectionner le système, c'est plutôt en repartant vers l'amont pour s'assurer que la mise en commun des énergies a lieu au niveau des services régionaux et des centrales, afin d'essayer de chasser les doublons et la complexité administrative. Après vingt-cinq ans de métier, il m'arrive de ne pas savoir si l'on est à la DGCCRF ou au ministère de l'agriculture. Comme cela ne fait que vingt-cinq ans qui j'y travaille, j'ai encore des choses à apprendre.

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