Intervention de Marion Bouissou-Thomas

Réunion du mercredi 23 mai 2018 à 14h00
Commission d'enquête sur les maladies et pathologies professionnelles dans l'industrie risques chimiques, psychosociaux ou physiques et les moyens à déployer pour leur élimination

Marion Bouissou-Thomas, directrice des affaires publiques de l'Union des industries chimiques (UIC) :

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de nous recevoir.

Je ferai tout d'abord un point sur les entreprises de la chimie en France. Actuellement, plus de 3 300 entreprises sont présentes sur le territoire français, dont 94 % de petites et moyennes entreprises (PME) ; plus de 50 % d'entre elles comprennent moins de 10 salariés, et 30 % de 10 à 49 salariés.

Cette année, l'industrie chimique est devenue le premier exportateur industriel français, devant l'aéronautique et le médicament. Mais il s'agit surtout d'un secteur d'avenir, puisque nos innovations sont en amont de l'ensemble des industries d'aval – automobile, médicament, aéronautique, etc. –, et c'est bien 10 % de notre valeur ajoutée que nous investissons dans la recherche et l'innovation.

En termes de structuration d'emplois, nous réalisons de bons chiffres par rapport à la moyenne industrielle : 155 000 emplois directs dans les entreprises de la chimie, un nombre très stable, contrairement à d'autres industries ; 84 % de contrats à durée indéterminée (CDI), contre 81 % en moyenne dans l'industrie ; enfin, un très haut niveau de formation, avec 67 % des effectifs qui sont des techniciens-cadres et agents de maîtrise, contre 60 % dans l'industrie. Par ailleurs, 76 % des salariés suivent en moyenne une formation par an.

S'agissant de nos engagements vis-à-vis de nos salariés, des riverains et plus généralement de l'ensemble de nos concitoyens, les entreprises de la chimie sont d'ores et déjà engagées dans la diminution de leur empreinte environnementale. En effet, elles ont diminué de plus de 60 % leurs rejets dans l'air de gaz à effet de serre par rapport à 1990, et autant, voire plus, s'agissant de leurs rejets dans l'eau par rapport à 2005. Bien entendu, nous souhaitons aller plus loin en nous engageant, non seulement pour aujourd'hui, mais également pour demain.

Nos innovations intéressent en premier lieu les industries en aval et, bien entendu, visent à créer les conditions d'une croissance durable de l'ensemble de l'industrie : allègement des équipements automobiles, développement des infrastructures pour les énergies renouvelables, stockage de l'énergie pour les batteries des véhicules électriques, et, c'est le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Les entreprises de la chimie sont expressément engagées dans leurs responsabilités vis-à-vis de leurs salariés, des riverains et des citoyens. Elles disposent d'un référentiel ambitieux, strictement encadré, le responsible care, dont l'un des principaux piliers est la relation avec les salariés.

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