Madame la députée, vous avez rappelé le discours que le Président de la République a tenu à Orléans : c'était en effet un discours fondateur, qui exprimait la position du Gouvernement, à savoir le refus de laisser les personnes concernées dans l'indétermination.
J'insisterai sur deux points. Il s'agit d'abord de l'expérience menée à l'été dans le Nord avec les centres d'accueil et d'examen des situations – CAES – , qui seront ouverts dans toutes les régions, afin de permettre un premier accueil rapide des migrants. En mai, quarante CAES étaient ouverts dans toute la France et nous avons proposé plus de 1 200 places pour des migrants, dont 700 en Île-de-France, avec une durée moyenne de séjour de vingt jours. Ces places doivent permettre d'héberger plus de 30 000 personnes par an. C'est évidemment un effort considérable, qui correspond à la politique mise en place par le Président de la République.