De plus, les black blocs ne sont pas les seuls à prôner la haine et à faire usage de la violence dans l'espace public. Ces groupes sont de plus en plus actifs, de plus en plus déterminés, de plus en plus violents – bref, de plus en plus dangereux. Notre réponse doit être à la hauteur de l'importance du problème.
La commission d'enquête sollicitée par la proposition de résolution de Mme Kuster ne vise pas à faire le procès, à l'Assemblée nationale, des groupuscules prônant la violence. Si procès il doit y avoir, il se tiendra devant les tribunaux. Ici, nous devons travailler pour tirer les conclusions des derniers événements pour qu'ils ne se reproduisent plus.
Les black blocs resteront des groupes éphémères et désorganisés, ce qui complique le travail des forces de l'ordre et des services de renseignement, auxquels je veux rendre hommage. Mais nous pourrons, j'en suis sûr, empêcher l'organisation préalable des violences que nous avons pu constater le 1er mai. Pour ce faire, mes chers collègues, nous avons besoin de vous et vous pourrez compter sur nous, car ce n'est qu'en travaillant ensemble, sur un sujet aussi grave, que nous pourrons trouver des solutions. Si ces groupes se sont unis et organisés pour apporter la haine dans nos rues, alors nous avons le devoir de nous unir, nous aussi, …