Intervention de Charlotte Parmentier-Lecocq

Réunion du jeudi 7 juin 2018 à 14h00
Commission d'enquête sur les maladies et pathologies professionnelles dans l'industrie risques chimiques, psychosociaux ou physiques et les moyens à déployer pour leur élimination

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCharlotte Parmentier-Lecocq :

Je partage pleinement votre point de vue sur la nécessité de basculer dans un système bien plus tourné vers la prévention. C'est une orientation largement partagée entre nous aussi. Il faut entrer dans cette nouvelle ère.

Vous l'avez dit, les risques naissent dans les situations de travail qui sont complètement liées à l'organisation du travail et à des objectifs de performance économique, de productivité, d'efficacité. L'intérêt que je vois au CSE et à la manière dont il fusionne les instances représentatives du personnel (IRP), c'est que c'est l'occasion de faire entrer la question de la santé au travail dans les objectifs de performance globale de l'entreprise, donc d'intervenir davantage en prévention puisque ces enjeux seraient intégrés dans la réflexion stratégique de l'entreprise pour aboutir à une organisation du travail qui prenne ces aspects en compte.

Je suis donc très convaincue par cette réforme. Ce n'est pas une posture politique car c'est lié à mon expérience professionnelle. J'ai accompagné beaucoup d'entreprises, notamment des TPE, dans la mise en place de démarches de prévention des risques. Pour qu'une telle démarche soit véritablement portée, il faut que le dirigeant l'intègre comme un moyen d'améliorer la performance de son entreprise.

Comment, selon vous, permettre au CSE d'atteindre cet objectif de prise en compte totale de la santé au travail dans la stratégie ? Quelles seraient vos recommandations ? Selon moi, il ne faut pas que la question de la santé au travail soit traitée dans une instance à part.

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