Un constat : en France comme dans le reste de l'Union, la courbe de l'obésité suit celle de la pauvreté. Plus on est fragile et dans une famille peu éduquée, plus les étiquettes alimentaires influent sur nos consommations. Le contenu de l'étiquette peut donc conduire à manger sainement ou non.
Force est de constater que quand, à la sortie de cet hémicycle, on va chercher une petite salade toute prête dans une supérette, on trouve le beau logo bleu-blanc-rouge sur le devant de la boîte, mais que derrière, il est indiqué qu'il s'agit d'un produit de l'Union européenne et hors Union européenne. Autrement dit, la réglementation européenne de l'étiquetage alimentaire ne protège pas le consommateur.
Je propose donc par cet amendement de créer un organisme de validation des étiquettes avant mise sur le marché afin de protéger notamment les consommateurs les plus fragiles, car c'est à eux qu'il faut faire très attention. Aujourd'hui, il y a des gens éduqués, qui se rendent sur les marchés, mais ce n'est pas le cas des plus pauvres. Il s'agit de protéger les plus humbles.