Cette ligne de crête est étroite : il s'agit de libérer les énergies économiques pour ne pas casser la reprise de l'activité, et en même temps de réduire la dépense de façon continue et soutenue, afin que l'utilisation des impôts des Français soit chaque jour plus objective, plus efficace, plus lisible. Nous avons commencé ce travail l'an dernier avec les budgets du travail et du logement ; nous le poursuivons. Nos choix sont clairs : nous investissons et nous réparons.
Ce second budget, qui s'amorce par le débat d'aujourd'hui, a ainsi été pensé comme exempt de surprises et de bricolages. Il faut nous en féliciter. Il n'est pas pour autant exempt d'attentes et d'exigences. Vous pourrez compter sur les parlementaires, messieurs les ministres, pour accompagner ces transformations, mais aussi pour les évaluer. Car nous devons prendre la mesure de tout ce que la Constitution nous permet de faire. Oui, nous votons les textes ; oui, nous les enrichissons.