Permettez-moi un arrêt sur image concernant les arômes naturels. Vous avez raison, madame la rapporteure : l'être humain est assez bien fait pour avoir su, cela depuis la nuit des temps, détecter les molécules toxiques qu'il ne peut ingérer. Même les nouveau-nés recrachent les substances amères en grimaçant. Le problème tient au fait que toutes les substances nocives ne sont pas forcément dotées de caractéristiques organoleptiques. Les amandes amères, par exemple, peuvent contenir de faibles quantités de cyanure que l'humain ne ressent pas, et qui sont pourtant problématiques. Il en va de même de la thuyone, le principe actif de l'absinthe, au point que le législateur a été contraint de limiter la teneur résiduelle en thuyone dans cette boisson. Dans ces conditions, les entreprises du secteur aromatique sont naturellement tenues d'assurer une gestion interne du risque à la fois très pointue et très spécifique – qui figure dans notre guide de bonnes pratiques d'hygiène.