Dans ces conditions, nous avons exprimé nos réserves. Mme la présidente de la commission, tout à l'heure, a rappelé ce qui s'est passé. Si des règles peuvent faire aboutir le contrat de confiance qu'elle appelle de ses voeux, nous devons y travailler. Si nous devons encore prendre du temps pour établir une liste d'auditions qui permette, non de préserver les intérêts d'un tel ou d'un tel, mais de donner à la vérité son vrai visage, alors prenons-le.
Le groupe socialiste a fait le choix, sur cette question, d'oeuvrer à la transparence et à la vérité : c'est le message que je veux porter. Je n'avais pas mandat, monsieur le président, pour accepter que nos travaux sur la réforme constitutionnelle reprennent dès après l'audition du ministre de l'intérieur. Lorsque Guillaume Larrivé l'a proposé, et lorsque Mme la présidente de la commission a sollicité sur ce point l'avis de tous les groupes, j'ai pourtant pris l'engagement, au nom du groupe socialiste, d'accepter cette condition.
C'est donc dommage, car il y avait une avancée. Chacun l'a notée, M. Lagarde l'a rappelé tout à l'heure. Les autres groupes de gauche avaient aussi accepté cette condition. Mais une stratégie d'évitement s'est manifestée dès qu'ont été évoqués certains noms.
Cela doit nous instruire sur l'absence de volonté réelle, de la part de la majorité, d'aboutir à un accord sur cette commission d'enquête.