Le pacte alimentaire que j'ai évoqué tout à l'heure, défini au plan national, fixerait les grandes politiques agricoles – défendues à l'échelon européen et même au niveau de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) – et serait décliné dans les régions, entité la plus proche des bassins de production et des décisions en matière de restauration collective et d'approvisionnement. Les déclinaisons régionales sont censées tenir compte des particularités territoriales, de production, de transformation et il s'agit de regrouper à cette fin les politiques régionaux, les représentants des interprofessions régionales, les consommateurs régionaux, les représentants des restaurations collectives. Telle restauration collective fera savoir qu'elle veut du pain produit localement et il faudra donc lui indiquer comment s'organiser pour l'avoir.
Toujours dans l'idée de reconnecter le producteur et le consommateur, l'acte de production et celui de consommation, on a besoin, quand on met en place une alimentation de proximité, de l'appui des différentes politiques publiques, qu'il s'agisse de décider de l'approvisionnement ou de financer des transformateurs locaux afin de pouvoir se passer des grosses industries.