M. Naegelen m'a interrogé au sujet du Brexit et de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Sur ce point, notre position est bien connue : nous considérons, comme les Irlandais, qu'il n'est pas question de rétablir une frontière. Le traitement de la question de la frontière irlandaise est une partie intégrante de la problématique générale du retrait : il n'y aura pas d'accord de retrait si aucune solution n'est trouvée pour l'Irlande. À défaut d'une telle solution, nous sommes favorables, comme la Commission européenne, à un alignement des réglementations douanières entre les deux Irlande sur le secteur économique commun, donc à une frontière douanière et réglementaire entre l'Irlande du Nord et le Royaume-Uni : rien d'autre n'est envisageable.
Évidemment, les représentants de l'Irlande du Nord appartenant à la majorité de Theresa May ne sont pas d'accord et ont émis d'autres propositions, inscrites dans le Livre blanc que vient de publier le gouvernement britannique, mais aucune de ces propositions ne règle la question de ce qu'on appelle le backstop.
En tout état de cause, je vous répète que nous sommes fermement opposés au rétablissement d'une frontière « dure » entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.
Personne ne sera étonné que je ne sois pas d'accord avec Mme Autain. Sans doute êtes-vous arrivée trop tard pour m'entendre défendre le droit d'asile, madame…