Intervention de Hubert Julien-Laferrière

Réunion du mardi 17 juillet 2018 à 17h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaHubert Julien-Laferrière :

Ma question complètera celle de Bérengère Poletti car je souhaite vous interroger sur la politique d'APD de l'Union européenne elle-même, via les deux instruments de la Commission européenne, l'instrument de voisinage et l'instrument de coopération au développement. Il existe là, je crois, un effet de levier important pour, par exemple, les objectifs de la France au Sahel. Cela ne permettra pas à la France d'atteindre son objectif de 0,55 % mais l'important est d'être efficace sur le terrain.

L'Europe réfléchit aujourd'hui à une taxe sur les transactions financières (TTF). Les freins ne sont pas les problèmes d'investissement que cette taxe pourrait poser mais bien la concurrence entre les places financières. Si nous parvenions à créer cette TTF, nous pourrions augmenter fortement notre APD et accompagner les mesures nationales, notamment celles de la France et d'autres pays dans l'Alliance pour le Sahel. Où en sont ces réflexions ? Ne pourrait-on commencer par des coopérations renforcées ? Nous ne sommes peut-être pas obligés d'attendre que vingt-sept pays se mettent d'accord sur la TTF : il suffirait que quelques grands pays se mettent d'accord à la fois sur un taux et sur une assiette élargie pour que voie le jour cette taxe qui permettrait à l'Europe d'augmenter fortement son APD. L'Europe dit souvent qu'elle représente 55 % de l'APD : il s'agit bien sûr des budgets de États membres plus celui de l'Union européenne et du FED.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.