Je serai bref : la discussion des amendements que vous avez bien voulu présenter nous permettra de revenir sur tous les points qui ont été abordés.
J'ai entendu beaucoup d'ambitions et de suggestions, que je peux partager, sur l'ensemble de vos bancs. Mais j'ai aussi entendu, une fois de plus, des contre-vérités sur les engagements du Gouvernement pour une agriculture plus performante, mais aussi pour la mise en place d'outils qui permettent aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, ou encore pour l'environnement – domaine où notre feuille de route doit être appliquée très rapidement grâce à cette loi.
Quant à la PAC, j'ai entendu que la France n'aurait pas de feuille de route ! Permettez-moi de vous dire qu'au contraire, la France a pris le leadership dans la négociation : dès le 2 mai, nous avons déclaré que le budget qui nous était proposé était absolument inacceptable ; six pays étaient au départ signataires du mémorandum que nous avons défendu à Madrid, et ils sont maintenant vingt-deux. Nous proposons une PAC ambitieuse, qui protège les intérêts de nos agriculteurs.
Nous reviendrons également sur le deuxième chantier, celui qui concerne nos pratiques environnementales. Notre agriculture est en transition ; nous devons accompagner cette transition, et non pas mettre les agriculteurs au pied du mur. Nous avons déjà débattu de la question du glyphosate, et Matthieu Orphelin a rappelé la méthode que nous avons adoptée : faire confiance à l'ensemble de la filière...