J'entends vos arguments et votre attachement à la liberté de circulation des capitaux, mais le problème tient précisément au fait que cette liberté est totale et que vous n'imposez aucun fléchage vers l'économie réelle, vers des produits qui financent concrètement l'activité des PME françaises. Il se vérifie d'ailleurs que le capital libéré n'est pas toujours alloué correctement : la rémunération des actionnaires explose, mais pas l'investissement productif. C'est tout le problème : le capitalisme hyperfinanciarisé ne se comporte pas vertueusement en finançant l'activité réelle mais finance de plus en plus la bulle spéculative qui ne sert pas l'économie réelle. Or, nous avons plus que jamais besoin d'investissements productifs. C'est pourquoi nous déplorons que la liberté de circulation des capitaux ne soit pas assise sur des exigences d'investissement dans des produits utiles.