J'en veux pour preuve l'article 19 qui supprime tous les soutiens à ceux qui se chauffent au fioul. Cela touche déjà, faut-il le rappeler, les populations les plus fragiles qui vivent en milieu rural. Je ne parlerai pas de la limitation de vitesse à 80 kilomètres heure ni de la hausse du prix du diesel et de l'essence, mais de ceux qui ont de faibles retraites, de faibles revenus et qui n'ont pas les moyens d'isoler leur logement. C'est pourtant là qu'il fallait agir afin de réduire la consommation d'énergie. Au lieu de cela, les personnes retraitées ou à faible revenu, et principalement les populations rurales, se retrouveront à dépenser au minimum entre 3 000 et 4 000 euros pour se chauffer l'hiver prochain. Pour bon nombre d'entre eux, cela correspondra au minimum à trois mois de revenu ou de retraite. De telles mesures ne peuvent pas être mises en place sans étude d'impact précise : leurs conséquences prévisibles ne manqueront pas de se faire jour très rapidement.