C'est que ce couple a d'autres revenus qui n'apparaissent pas. Si on ne dispose pas de toutes les données, cela devient incompréhensible.
Ensuite, il ne faut pas oublier que notre système est fondé sur un principe de solidarité, et non de capitalisation dans lequel celui qui a payé obtient ensuite un droit en fonction de ce qu'il a mis de côté. Pendant leur vie active, les actuels retraités ont payé pour ceux qui étaient alors retraités – et il y en avait moins. Aujourd'hui, les gens qui travaillent paient pour les retraités, qui sont plus nombreux, alors même que la vie est de plus en plus longue. On comprend qu'un déséquilibre s'installe. Dans ces conditions, il n'est pas aberrant de demander à ceux qui le peuvent de participer à cette solidarité. C'est l'intérêt de tous.
Nous sommes nous aussi très sollicités sur le terrain. Nous devons faire de la pédagogie en expliquant que notre système de santé est éminemment précieux, qu'on a besoin de s'appuyer dessus quand on vieillit, et qu'il est normal de s'adresser aux plus aisés pour en assurer la solidité.