Il tend à supprimer la hausse de la CSG et à rétablir le niveau des cotisations. À l'occasion du PLFSS pour 2018, en effet, le Gouvernement et la majorité ont voté une hausse de 1,7 % de la CSG, compensée par une baisse des cotisations salariales maladie et chômage. Il s'agissait de redonner du pouvoir d'achat aux actifs en mettant à contribution 7,5 millions de retraités.
Dressons, un an après, le bilan de cette décision. Les retraités sont en colère et le font savoir à chaque manifestation et dans les permanences des parlementaires. Quant aux salariés, ils ont bénéficié d'une augmentation du salaire net mais pas du salaire brut, c'est-à-dire du salaire pour la vie, celui qui ouvre des droits sociaux.
Preuve que la mesure est injuste, le Gouvernement s'est engagé à la corriger, mais de manière cosmétique et sans répondre aux inquiétudes des retraités modestes. Nous proposons donc ici de revenir sur cette mauvaise réforme, afin de redonner du pouvoir d'achat et de garantir le financement de la sécurité sociale par la cotisation. Il s'agit de préserver la philosophie de la plus grande institution sociale et solidaire, celle d'Ambroise Croizat, qui garantit à chacun des droits selon ses moyens et selon ses besoins. Il s'agit également de répondre aux attentes exprimées par nos concitoyens.