Le plus souvent les retraités ont envie d'aider leurs enfants et leurs petits-enfants ; ils leur font des chèques, ils leur donnent de l'argent. C'est que la vie n'est pas facile pour nos jeunes, y compris ceux qui travaillent, et on compte parmi eux beaucoup de travailleurs pauvres – c'est le cas de 14 % d'entre eux.
Lorsque l'on prend le temps d'expliquer les choses à nos retraités, dans une ambiance un peu détendue et bienveillante, même si ça ne fait jamais plaisir de se voir prélever une part de pouvoir d'achat, ils peuvent le comprendre et l'accepter. Ils sont un certain nombre à l'accepter parce qu'ils savent que c'est pour le travail. Très souvent, on entend dire – et vous-mêmes relayez ce discours – qu'il n'y a pas assez de différence entre les revenus du travail et ceux des aides sociales : notre but est d'inciter au travail.
Les retraités ne sont pas les seuls à contribuer à l'augmentation des revenus de leurs enfants et petits-enfants. Un tiers de ces améliorations sont dues aux prélèvements sur les revenus du capital, pour 2 milliards d'euros – on l'oublie trop souvent.