Monsieur le Premier président, votre rapport pointe un insuffisant virage ambulatoire, en particulier en médecine. Il souligne que faute d'incitation financière, et compte tenu de tarifs insuffisants, l'ambulatoire ne connaît pas la même dynamique en médecine qu'en chirurgie. Surtout, et de manière plus globale, vous estimez que les mécanismes de régulation des dépenses à l'hôpital et en soins de ville ne sont pas de nature à permettre un déploiement optimal du virage ambulatoire. Ce déploiement nécessite un décloisonnement total et souple de l'offre de soins, pour permettre un accès indifférencié à l'ensemble des structures – qu'elles soient hospitalières ou de ville. En ce sens, et au-delà des préconisations que vous formulez sur la nomenclature des actes, il est essentiel de prendre en compte les besoins des populations et les coûts spécifiques des structures de soin dans les mécanismes budgétaires actuels.
Monsieur le Premier président, que proposez-vous en matière d'innovation et d'harmonisation des modes de financement pour rendre effectif le décloisonnement entre ville et hôpital, et pour faire en sorte que l'on se détermine sur la base des besoins, et non du volume d'actes effectués ?