Là encore, la loi EGALIM doit permettre à ces exploitations de polyculture-élevage de retrouver une rentabilité, mais il y a urgence, monsieur le ministre, et il faut prendre au plus vite des mesures fortes, comme des prêts à court et moyen terme pour l'achat de fourrage et d'aliments, à l'image de ce qui avait été fait en 2011. Sans doute n'y aura-t-il pas assez de fourrage disponible en France et faudra-t-il aller en chercher en Espagne, notamment du foin de luzerne ou de la paille. Il faut, de plus, des financements pour le transport de ce fourrage, car des aides directes ne pourraient avoir qu'un effet inflationniste sur leur prix.
Des réformes structurelles doivent, bien sûr, être engagées dans ces élevages pour les rendre plus résilients face au changement climatique et pour que les trésoreries virent enfin du rouge au vert. Nous devons notamment travailler à la simplification de la mise en place des retenues d'eau, qui est une alternative pour la lutte contre le changement climatique.
Il faut, bien sûr, que la montée en gamme permette aux agriculteurs de dégager de la valeur ajoutée, mais si nous ne voulons pas voir disparaître purement et simplement la principale activité économique de nombreux départements, il faut agir, et vite.