Intervention de Général François Lecointre

Réunion du jeudi 18 octobre 2018 à 11h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Général François Lecointre, chef d'état-major des armées :

En ce qui concerne la défense spatiale, pour répondre à la question de M. Trompille, je tiens d'abord à rappeler que nous sommes une puissance spatiale importante – sans doute l'acteur majeur en Europe. Je ne pense pas que nous ayons l'intention de baisser la garde. Nous maintiendrons notre avance. Cela dit, à ce stade, il n'est pas question d'armer nos satellites, même si la question qui se pose, s'agissant de l'arsenalisation de l'espace, est bien celle de la part prise par les objets situés dans l'espace extra-atmosphérique dans la conduite des opérations. En effet, ce sont ces objets qui nous permettent d'avoir du renseignement et de communiquer. Des menaces peuvent donc peser sur ces moyens essentiels à la conduite de nos opérations. À ce jour, nous n'avons pas prévu de dispositif d'autodéfense. Nous prévoyons d'accentuer les moyens d'identifier des agressions potentielles ou des attaques conduites contre nos satellites, notamment en dotant les satellites Syracuse de caméras permettant d'identifier des objets à proximité. Voilà ce que je peux dire sur ce sujet. La réflexion en est au point de départ.

La France est très prudente, car elle ne veut pas d'une arsenalisation de l'espace – nous savons qu'un certain nombre de puissances y réfléchissent de leur côté –, mais soyez bien persuadés que nous continuerons d'accorder une importance croissante à ce domaine et à développer les moyens nous permettant de protéger nos satellites. Je n'imagine pas que cela se fasse autrement qu'en déplaçant les satellites, par exemple, ou en installant à l'intérieur des dispositifs de sûreté interdisant une interception des communications. Je n'imagine pas que l'on équipe des satellites de manière à pouvoir en détruire d'autres.

M. Rouillard a posé la question de la formation des armées étrangères et de nos partenaires. Nos moyens sont-ils suffisants ? Ils ne le sont jamais, évidemment, mais ce n'est pas uniquement une question de moyens : c'est également une question de masse critique des armées, comme je l'ai dit tout à l'heure.

D'abord, je suis très frappé de voir à quel point nous bénéficions aujourd'hui d'un avantage comparatif considérable par rapport à d'autres armées du fait que nous ayons, dans beaucoup de pays, des partenaires qui sont passés par notre École de guerre, qui ont étudié dans nos écoles françaises de formation initiale, que ce soit à Coëtquidan, à Brest ou à Salon-de-Provence. Ces gens-là partagent une culture avec nous, ils partagent notre vision générale, ils nous parlent spontanément. Malheureusement, vous le savez, on ne peut pas aller au-delà d'un certain pourcentage de stagiaires dans nos écoles sans risquer de dénaturer la formation qui y est délivrée, que ce soit à l'École de guerre ou dans nos écoles de formation initiale de sous-officiers et d'officiers. La France, quand elle a réduit considérablement le format de ses armées, a été contrainte de diminuer également la formation offerte aux stagiaires étrangers. Il faut limiter ce mouvement de diminution. Nous réfléchissons à offrir des solutions alternatives à nos partenaires et nous continuerons à travailler dans ce sens.

Ensuite, il y a les efforts de formation à l'étranger. Nous organisons, par exemple, des missions de formation en Irak. Je pense aussi à la mission de formation de l'Union européenne au Mali (EUTM), que nous avons mise sur pied, ou encore à la mission en République centrafricaine. Nous continuerons à effectuer des missions de ce type. Nous sommes, par ailleurs, particulièrement engagés, à travers nos éléments au Sénégal et au Gabon – pour l'essentiel, mais il y a aussi ceux de La Réunion ou encore de Djibouti –, dans des actions de formation des armées partenaires. Les détachements d'instruction opérationnelle sont très efficaces. Nous allons d'ailleurs intensifier ces actions en République centrafricaine, à la demande des autorités.

Ce mode d'intervention par la formation des armées partenaires participe directement à la stabilisation des pays, à la reconstruction de leur appareil de sécurité. Nous le poursuivons, et il n'y a pas de raison qu'il diminue – au contraire. Pour moi, la difficulté est plutôt de savoir comment imaginer de nouveaux modes de formation de stagiaires étrangers sur le territoire national. Je le répète : ce n'est pas une question de moyens, c'est une question de masse critique des armées.

Pour terminer sur ce sujet, vous connaissez Défense Conseil International (DCI), entreprise importante dont nous suivons de très près les évolutions. Nous sommes prêts à la soutenir car elle constitue un instrument permettant de transmettre le savoir-faire français et de participer de manière très importante aux exportations. Si elle devait être menacée, il faudrait faire le nécessaire pour la sauvegarder. Nous devons être très attentifs à lui donner les moyens nécessaires, à l'aider dans son action et à la soutenir, notamment auprès de nos partenaires étrangers, qui se plaignent parfois du prix excessif de ses prestations. DCI est une entreprise qui fait remarquablement bien son travail.

M. Ferrara m'a interrogé sur l'affrètement. Pour moi, la question principale est celle de la sécurité. Nous travaillons à labelliser des entreprises qui soient en mesure d'assurer la sécurité de nos équipements et du personnel embarqué dans les avions qu'elles nous fournissent. Nous sommes en train d'améliorer très largement la situation. Comme vous l'avez dit, on ne peut pas se passer de l'affrètement, même si la situation va évoluer avec la livraison des Multi Role Transport Tankers (MRTT) et des A400M. Nous vous donnerons l'échéancier précis. Celui-ci, du reste, doit être revu tous les six mois, en même temps que nous rendons compte de la livraison des équipements.

M. Corbière m'a posé une question sur le Yémen. Nous n'y sommes pas engagés. Cela dit – et même si nous n'avons pas le temps d'évoquer en détail ce sujet –, je rentre d'un déplacement aux Émirats arabes unis, au cours duquel j'ai fait savoir de nouveau très clairement à nos amis Émiriens que la France était extrêmement attentive à ce que les droits de l'Homme soient strictement respectés, et à ce qu'ils prennent garde à l'usage qu'ils font de leurs armes. Vous le savez, les États-Unis exercent une pression importante sur l'Arabie saoudite – notamment – pour qu'elle aussi respecte les lois de la guerre, le droit de la guerre. Je pense que les Émiriens l'ont bien compris. Par ailleurs, la France va affirmer une nouvelle fois son engagement pour un règlement politique du conflit. Mon analyse est en effet que la situation militaire est, à l'heure actuelle, complètement figée, et que ce conflit ne sera pas gagné par les loyalistes, même appuyés par les Saoudiens, les Émiriens et l'ensemble de la coalition arabe.

La question de M. Cubertafon portait sur nos attentes s'agissant du PLF pour 2019. Comme je vous l'ai dit, nous attendons que nous soient livrés les équipements qui nous ont été promis.

Monsieur Verchère, j'ai effectivement dit – et je ne le répéterai pas car cela a fait polémique, ce qui m'exaspère –, que nous étions une armée de temps de paix. Je voulais dire par là que notre armée n'est évidemment pas prête à être engagée dans un conflit massif qui nécessiterait une mobilisation générale de la population ; aucun scénario de cette nature n'est à l'étude. La loi de programmation militaire va nous permettre – et il fallait que nous le fassions – de consolider et de moderniser l'armée, de revenir sur les impasses capacitaires ou les réductions temporaires de capacités que nous avions opérées.

Tel était le sens de mes propos : nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre interétatique massive. Nous avons reconstitué une partie des stocks objectifs de munitions, par exemple, mais ces derniers ne permettront évidemment pas de s'engager dans un conflit majeur. L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure. Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver. Voilà ce que signifiait l'expression « armée de temps de paix », que je ne reprendrai pas. Nous restons une armée de temps de crise, nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse.

Mme Pouzyreff m'a interrogé sur l'expansionnisme chinois et la possibilité d'avoir une réflexion stratégique commune entre Européens. Oui, évidemment, il faut que nous réfléchissions avec les Européens ; la France est très attentive à ce sujet. Nous avons noué deux partenariats stratégiques majeurs avec l'Inde et avec l'Australie ; ils sont un moyen de contrôler l'expansionnisme chinois – lequel peut devenir agressif – et, si possible, de s'y opposer. C'est un sujet majeur, aussi bien dans l'océan Indien ou dans l'océan Pacifique qu'en Afrique. Au-delà des partenariats stratégiques que je viens d'évoquer, nous sommes présents dans le Pacifique, vous le savez. Nous serons d'ailleurs, après le Brexit, la dernière nation membre de l'Union européenne à y être présente. Nous assumerons nos responsabilités. Nous participons de façon très active à l'effort des alliés qui sont présents dans le Pacifique, par des exercices et par de la présence en mer de Chine notamment.

M. de la Verpillière m'a posé une question concernant le Brexit. Celui-ci n'a pas d'impact sur les accords de Lancaster House – au contraire : les Britanniques sont très attachés à renforcer leur participation. D'ailleurs, l'ambition du chef d'état-major britannique, le général Nicholas Carter, est, par le biais de Lancaster House, de l'IEI – qui, pour lui, est une sorte de transposition à l'Europe de l'esprit de Lancaster House – et du Combined Joint Expeditionary Force (CJEF), de rester aussi présent que possible dans une mission européenne d'intervention.

En revanche, l'impact du Brexit se fait sentir du fait de la dévalorisation de la livre sterling, qui entraîne une diminution des budgets : cela rend nos coopérations plus compliquées. En particulier, nous avions engagé une coopération pour des systèmes aériens du futur, qui s'est vue dégradée parce que les Britanniques n'ont pas pu mettre les moyens sur lesquels ils s'étaient engagés. Elle a été remplacée par une coopération portant sur quelques briques technologiques, qui permettra malgré tout d'avancer, même si elle est moins ambitieuse que ce qui était prévu au départ. Pour autant, comme vous le savez, les Britanniques ont annoncé qu'ils allaient lancer tout seuls leur système de combat aérien du futur. J'ai quelques doutes. Je pense qu'aujourd'hui leur souci est d'essayer, en termes de coopération industrielle et de coopération capacitaire, de mettre un pied dans la porte, de revenir dans la coopération franco-allemande, notamment pour le SCAF. Telles sont les difficultés que nous rencontrons s'agissant du Brexit ; à ce stade, elles ne sont pas de nature opérationnelle.

En ce qui concerne le SSA, il est vrai que ses moyens sont importants. La diminution de ses effectifs initialement prévue par la LPM précédente a été interrompue, puis annulée, et ses effectifs vont croître doucement jusqu'en 2021, puis un peu plus vite jusqu'à 2023. Le service de santé des armées va ainsi avoir le temps d'opérer sa transformation. Par ailleurs, les moyens qui lui seront affectés, tant dans le cadre de la nouvelle politique de rémunération qu'en matière d'infrastructures – notamment pour l'Institut de recherche biomédicale des armées –, lui permettront de conserver ses compétences à un bon niveau, de manière à préserver sa capacité unique.

S'agissant de la préparation opérationnelle des parachutistes, comme vous le savez – car j'ai conscience d'avoir devant moi des experts –, elle ne concerne pas seulement le saut : il y a également la préparation au sol. Nous sommes très attentifs à conserver la compétence de la 11e brigade parachutiste. Aujourd'hui, des externalisations ont lieu pour que les parachutistes puissent sauter malgré l'absence de C-160, notamment. Comme vous le savez, des contrats ont été passés par le commandement des opérations spéciales (COS), par la 11e BP et par les différentes armées. Nous sommes attentifs à la façon dont l'externalisation peut être rationalisée de manière à conserver notre savoir-faire. L'arrivée de l'A400M nous permettra de reprendre un rythme d'entraînement plus soutenu et de préserver cette compétence.

J'ai répondu à la question de M. Gassilloud sur le chaos généralisé et l'humilité stratégique. En tout état de cause, les armées resteront toujours très impliquées sur le territoire national, quoi qu'il arrive. L'humilité stratégique joue à l'extérieur, non sur le territoire national, qui est la priorité des priorités. Faisons avec les Européens lorsqu'il le faut, mais le territoire national est « le coeur du coeur du coeur », et c'est absolument sacré. Il n'y a pas de choix à faire : en matière de protection et de défense du territoire national, l'implication sera totale.

M. Jacques parlait de freins au changement. Par ailleurs, M. de la Verpillière m'a interrogé sur l'organisation des soutiens. J'ai indiqué dans ma vision stratégique qu'il me paraissait important de responsabiliser et de renforcer la proximité. Le renforcement de la proximité permettra de donner plus de moyens et plus de pouvoir de prescription à des chefs de corps ou à des commandants de base de défense qui sont dans la chaîne opérationnelle, de façon à ce que ces chefs de corps puissent avoir à exercer une sorte de contrôle opérationnel sur des antennes de soutien qui leur seront plus fermement rattachées. Cela veut dire que le savoir-faire, le métier sera commandé par les unités du service du commissariat des armées, qui disposent de la compétence – nous n'allons pas demander à un chef de corps d'acquérir une compétence particulière en matière de restauration collective, pour ne prendre que cet exemple.

En revanche, cette mission étant confiée au commissariat, qui l'exerce par le biais des groupements de soutien de base de défense (GSBdD) et qui continuera à l'exercer, il faut que les antennes qui mettent en oeuvre cette compétence auprès des chefs de corps puissent suivre le rythme de la vie du corps. Il faut donc que le chef de corps puisse avoir un pouvoir de prescription plus fort. Par exemple, il doit pouvoir demander que le mess soit ouvert en dehors des horaires normaux – c'est aussi bête que cela. Nous allons donc lui donner des moyens supplémentaires et créer les conditions de cette prescription plus forte du chef de corps. Ce n'est qu'un exemple, mais c'est l'un des moyens de renforcer la proximité du soutien. Nous lui donnerons le moyen de noter, en notation intermédiaire, le chef de l'antenne de soutien qui sera rattachée au corps, et nous allons prendre des mesures symboliques, comme le fait que ces antennes du soutien porteront l'insigne du corps, seront soumises au règlement de service général et au règlement de service intérieur du corps ou de l'unité qu'elles soutiennent. Ce sont là de petites choses, mais elles permettent de faire cesser cette séparation totalement artificielle qu'on avait créée au moment où nous mettions en oeuvre cette réforme des soutiens. Voilà pour la proximité.

Quant à la responsabilisation, je souhaite que nous puissions mieux responsabiliser le niveau organique des chefs d'état-major. Ce sont les chefs d'état-major de chaque armée qui sont responsables de la performance de leur armée. Il faut donc qu'ils aient plus de ressources, plus de moyens, et qu'ils puissent équilibrer leurs efforts et assumer leur choix. Par exemple, ils doivent pouvoir choisir de faire moins d'infrastructures de tel type, par exemple d'entraînement ou de préparation opérationnelle, et plus d'infrastructures de tel autre, par exemple pour les conditions de vie des militaires. Dans un budget habillement dont ils auraient la maîtrise, ils pourraient décider d'avoir moins d'effets de combat et plus d'effets de sport. Ce sont des choses aussi simples que cela, mais cela requiert que nous pensions à une organisation du ministère et à une architecture budgétaire et financière permettant aux chefs d'état-major d'exercer leurs responsabilités et d'équilibrer leurs efforts. Cela me paraît d'ailleurs parfaitement dans l'esprit de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Un chef d'état-major d'armée doit pouvoir, par exemple, choisir d'avoir moins de colonels et plus de commandants, et réinvestir à tel endroit l'argent qui aura été économisé. Aujourd'hui, des rigidités dans la construction et l'architecture du ministère rendent cela difficile.

J'ai demandé au major général d'y réfléchir, et aux chefs d'état-major d'armée de faire des propositions. Il s'agit de proposer à la ministre des modifications qui iront dans ce sens. Nous dialoguons donc avec M. Bodin sur les modifications qui nous paraissent souhaitables. Une fois que nous aurons terminé ces échanges, nous présenterons des propositions à la ministre. Je pense que ce sera au début de l'année 2019. En tout état de cause, rien ne se fera, hormis en gestion, avant la construction du projet de loi de finances initiale pour l'année 2020. Pour moi, il n'y a pas de conflit et rien ne m'interdit aujourd'hui d'avancer dans cette mise en oeuvre de principes de responsabilisation et de proximité qui me paraissent essentiels au bon fonctionnement des armées, et qui sont de simple bon sens. Il ne s'agit pas de revenir à un ordre ancien, il s'agit de mettre nos armées en condition d'exploiter au maximum la volonté politique très ferme de remontée en puissance et de reconstruction des armées. Pour cela, il s'agit de responsabiliser chacun au maximum et de lui permettre d'utiliser les marges qui lui sont offertes.

Quant à la « diplomatie militaire », cela m'agace un peu chez certains diplomates cette façon qu'ils ont de dire qu'eux font de la politique et nous de l'action militaire. La politique se traduit dans la diplomatie et dans l'action militaire. L'action diplomatique n'est qu'un des éléments de l'action politique en général, de la politique en général, de même que l'action militaire est un des moyens d'expression de l'action politique au sens large. Il n'y a aucune subordination de l'un à l'autre, il n'y a pas de champ inférieur à l'autre, mais il est vrai que la diplomatie s'appuie évidemment sur le militaire, et que le militaire a, dans ses actions, un impact sur la diplomatie. C'est donc un oxymore qui me paraît plutôt bienvenu.

Nous sommes très attentifs à la stabilité dans les Balkans, qui nous inquiète. Nous allons réfléchir à ce que nous allons faire, dans un cadre européen et dans le cadre de l'OTAN, dans un premier temps. Vous savez que la mission au Kosovo dans le cadre de l'accord « Berlin plus » était sous le commandement opérationnel de l'adjoint du Supreme Allied Commander Europe (SACEUR), qui était forcément britannique. Avec le départ des Britanniques, c'est un Français qui sera l'adjoint du SACEUR. C'est donc un général français qui prendra le commandement opérationnel de cette mission, raison supplémentaire pour que nous nous préoccupions de ce qui se passe dans les Balkans.

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