Merci, monsieur le président. Je serai bref, car les sujets que je souhaitais aborder ont déjà été évoqués ; je partage par ailleurs les interrogations de Mme Bergé. Premièrement, l'enjeu de l'extension de la PMA à toutes les femmes, dont aux femmes célibataires et aux couples lesbiens, et de l'accès à l'IVG, au sujet de laquelle je ne partage pas vos opinions singulières – je les combats –, est bien de donner aux femmes la main sur leurs capacités reproductives et de pouvoir répondre à leur désir d'enfant.
Deuxièmement, je reviens sur votre perception des inégalités, notamment dans l'ouverture de l'accès à la PMA. Cette ouverture introduirait une égalité entre les hommes et les femmes, car aujourd'hui la PMA n'est accessible qu'à certaines femmes hétérosexuelles. La GPA, elle, est interdite pour tous les hommes. Elle n'est autorisée pour personne. Je ne reviendrai pas sur l'inégalité entre femmes, entre celle qui porte l'enfant et celle qui ne le porte pas, je ne suis pas persuadé que ces propos soient cohérents.
Je vous appellerai à la plus grande prudence, comme nous vous l'avons déjà demandé concernant l'emploi du mot « eugénisme », qui renvoie à un objectif et une pratique du IIIe Reich. Il s'agissait d'une logique coercitive. L'extension de la PMA à toutes les femmes ne relève pas d'une logique coercitive, au contraire. Il ne s'agit pas non plus de modifier l'espèce humaine. Personne n'a cette volonté. Enfin, l'eugénisme ne reposait sur aucune base scientifique. Je ne vous renverrai pas aux atrocités de la Seconde Guerre mondiale. L'extension de la PMA a pour seul objet de répondre à un désir d'enfant, par une pratique médicale éprouvée depuis plus de trente ans. Je m'arrêterai là.