Imaginez que l'on accuse le candidat que vous souteniez, aujourd'hui Président de la République, de détenir un compte dans un paradis fiscal, comment un juge pourrait-il établir, en quarante-huit heures, si cette information est vraie ou fausse, sans demander au journaliste de lui livrer sa source ?
Ce texte ne fournit aucun moyen nouveau. Il faut laisser travailler la presse. Et, en cas d'information manifestement fausse, le cadre légal actuel permet d'y mettre fin. Vous le savez fort bien.
Je m'étonne vraiment que vous n'ayez pas abordé le problème de la fabrication de l'information et de la propriété des médias.
Je conclurai par un dernier exemple : le Gouvernement n'a cessé de répéter qu'il augmentait les taxes sur les carburants pour mener la transition écologique alors que seule une petite partie de ces recettes y sera affectée. S'agit-il d'une fausse information ? Je suppose que vous la répéterez avant les prochaines élections, ce qui pourrait modifier les résultats du scrutin. Heureusement, l'opposition que nous formons se chargera de dénoncer ce mensonge mais vous pouvez constater par vous-mêmes combien votre texte est impuissant et fait l'impasse sur les vrais sujets et les vraies responsabilités. Il ne sert à rien.