Il est important de rappeler la place des infirmières dans le plan « ma santé 2022 ». Elles sont totalement partie prenante des nouvelles organisations que nous souhaitons instaurer, qui reposent sur de meilleures coopérations entre les professionnels. Les CPTS, que nous allons promouvoir à l'échelon territorial, vont comprendre des professionnels médicaux ou paramédicaux réunis autour des parcours de soins des malades du territoire concerné. Or l'idée de créer des « infirmières référentes » va quelque peu à l'encontre de l'organisation que nous voulons instituer autour des patients. Nous souhaitons précisément sortir de cette individualisation permanente qui empêche de privilégier les coopérations.
Nous pensons que les infirmières vont jouer un rôle renforcé dans le suivi des malades, pas forcément parce que le mot « référente » serait accolé à leur titre mais plutôt parce que nous allons promouvoir des infirmières en pratique avancée, titulaires d'un master, qui auront des compétences élargies auprès des malades pour la surveillance des pathologies chroniques.
Nous privilégions par conséquent des compétences élargies et de meilleures organisations pluri-professionnelles et non l'ajout d'un titre au statut d'infirmière, à l'image du statut de médecin traitant prévu par la loi. Nous souhaitons plutôt que des organisations de professionnels soient capables de prendre en charge collectivement des patients chroniques. La proposition sénatoriale semble donc aller à l'encontre de l'état d'esprit du plan « ma santé 2022 » et le Gouvernement est donc favorable à l'amendement de suppression de l'alinéa 11.