Aujourd'hui, au sein de la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale, personne ne représente le groupe des non inscrits : tous les députés y sont représentés hormis les dix-huit non inscrits, pratiquement considérés, ne vous en déplaise, comme des parias. Pourtant, comme je le disais tout à l'heure, des groupes parlementaires composés de seize ou de dix-sept députés y sont, eux, représentés.
Il est anormal que les députés non inscrits soient obligés de quémander un peu d'attention et de manifester sans cesse leur présence pour rappeler qu'il existent. J'ai choisi de siéger parmi les députés non inscrits car je ne me retrouvais pas dans les autres groupes politiques. J'ai donc décidé de m'inscrire dans une ligne politique indépendante, faite de pragmatisme et de bon sens, mais ce choix, cette liberté que j'ai prise, sont punis par l'absence de représentation à la Conférence des présidents.
Je demande par conséquent que les députés non inscrits y soient représentés, que leur représentant soit élu ou tiré au sort parmi eux. Je me suis battue toute ma vie pour la liberté d'expression ; je regrette profondément qu'une institution comme l'Assemblée nationale y fasse obstacle.