– Pour avoir été directeur des sciences de la vie au CNRS pendant cinq ans, je m'associe totalement aux propos de mes collègues : se posent des problèmes de précarité et d'attractivité. Il faut attirer les meilleurs chercheurs dans nos laboratoires. Je suis à votre disposition pour participer aux discussions sur ce sujet.
Permettez-moi de revenir sur un point, celui de sensibiliser nos collègues médecins aux nouvelles méthodes. L'Académie nationale de médecine va organiser une session d'une journée sur les algorithmes en médecine. L'intelligence artificielle et la santé, c'est une véritable révolution. Il faut changer le mode de pensée dès la formation des médecins. Il importe vraiment de faire des efforts en la matière ; il faut avancer. Les conclusions des travaux du groupe de travail sur les interfaces entre le cerveau et les machines sont assez étonnantes. Les avancées vont être incroyables. Il ne s'agit pas seulement de logiciels informatiques à la disposition des praticiens. Il faut aussi mettre en place une interaction étroite entre les mathématiciens, les informaticiens et les médecins. L'OPECST peut y contribuer par ses recommandations.