Notre collègue Valérie Rabault soulève deux problèmes sérieux, qui incitent le groupe Libertés et territoires à ne pas nous opposer au rejet préalable : l'insincérité et l'injustice.
Je commencerai par l'injustice, puisque c'est l'une des trois raisons pour lesquelles notre groupe, en première lecture, a voté, à la quasi-unanimité, contre le projet de loi de finances. Il y a certes beaucoup à dire mais la vraie question est la suivante : les quatre mesures proposées par le Gouvernement vont-elles au moins dans le sens d'une atténuation de l'injustice de la loi de finances initiale ?
Quant à l'insincérité, si nous la craignons, nous attendons du Gouvernement qu'il nous explique, ce que M. le ministre n'a pas fait tout à l'heure, comment s'articule la loi de finances initiale avec le texte, dont on se demande quelle est la vraie nature, qui sera approuvé en conseil des ministres : où se trouvent les quatre mesures ? J'en parlerai longuement tout à l'heure car certaines figurent dans la loi de finances initiale – nous en discuterons – , tandis que d'autres n'y sont que pour partie et d'autres encore n'y sont pas du tout. C'est quand même un peu compliqué !
Notre groupe s'abstiendra parce que nous sommes impatients d'obtenir quelques éléments de réponse, et nous ne voudrions pas interrompre les débats, tant nous sommes impatients d'entendre les explications des deux ministres.