Je crois, à l'inverse, que la voie dans laquelle vous voulez nous engager n'est pas la bonne.
Cela étant, la véritable question qui se pose porte sur la procédure face à l'urgence. J'ai parlé d'humilité avec un peu d'ironie mais j'en parlerai maintenant sans ironie : le groupe MODEM est conscient de la gravité de la situation ; il est conscient de l'attente de nos concitoyens ; il est conscient, comme l'a dit le Président de la République, de la nécessité de répondre à une situation d'urgence. S'il ne faut pas méconnaître les procédures, il faut faire face à une situation exigeant de nous des réponses rapides, des réponses fortes, des réponses qui apaisent.
Depuis plusieurs semaines, nous vivons dans un climat d'insurrection, notre société est au bord de la guerre civile, la situation est vraiment tragique. Nous devons donc prendre des mesures. Le Président de la République a décidé d'orienter son action dans un certain nombre de domaines. Oui, nous sommes conscients du devoir que nous impose la situation. C'est sans joie que nous abordons le débat mais avec la certitude que nous accomplissons un devoir civique, un devoir de paix civile.
C'est pourquoi nous ne nous associerons pas aux motions de rejet préalable et de renvoi en commission, qui tendent à différer les réponses que les Français attendent.