Nous abordons l'examen des articles du projet de loi pour une école de la confiance sous l'angle de l'engagement des personnels éducatifs. Chacune et chacun ici sait ce qu'il doit à l'école de la République ainsi qu'à ses maîtres et, souvent, à ses maîtresses. Nous devons toutes et tous leur rendre hommage.
Je suis député de la neuvième circonscription des Français de l'étranger, laquelle regroupe les pays du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest. Je dois avouer que le lien de confiance entre nos écoles à l'étranger et l'école de la République en métropole se rompt peu à peu.
De plus en plus de professeurs détachés se voient refuser un renouvellement en raison de la réduction du nombre de postes. Il en résulte, dans ces territoires, un recul de la République auprès de nos concitoyens.
On dénombre 3,5 millions de Français installés à l'étranger. Ils font rayonner notre pays dans le monde. Ils sont les soldats de notre puissance économique dans le monde.
Ils demandent à disposer d'écoles de la République de qualité, garantissant l'excellence pédagogique. Or il faut bien constater que l'État recule peu à peu. Nous attendons des signaux forts de rétablissement du lien de confiance.