L'impôt qu'on ne paie pas, c'est aussi l'impôt qui ne nous concerne pas, celui qui pèse sur l'autre, qui est plus riche que nous.
Tandis que le grand débat national bat son plein pour quelques jours encore, vous nous proposez un texte visant à rétablir l'ISF dans sa dernière forme connue et à réviser le barème de l'impôt sur le revenu afin de le rendre plus progressif. En somme, vous proposez « en même temps » de supprimer l'impôt pour les uns – car en accentuant la progressivité du barème de l'impôt sur le revenu, on augmente fortement « l'impôt qu'on ne paie pas » – et de rétablir pour les autres l'impôt que la très grande majorité des Français ne paie pas, cette partie de l'ISF que nous avons choisi de supprimer en 2018.