… dont on a récemment cherché à salir l'honneur et la mémoire, ce qui me navre. Mais si ce n'était que cela... Depuis tant d'années, des esprits chagrins, associés à un quarteron de complotistes petits bras, cherchent délibérément à mentir à nos concitoyens en développant chez eux une peur irrationnelle mêlant fausses informations et contre-sens historiques. Pourtant, là où je suis élue, dans cette circonscription frontalière, nous ne connaissons que trop bien les vertus de cette Europe protectrice, vertus protectrices qu'a rappelées le président Emmanuel Macron dans sa récente tribune « Pour une renaissance européenne ».
Oui, l'Europe a été créée pour ces millions de citoyens qui traversent tous les jours les frontières afin de travailler, de créer, d'étudier et de découvrir d'autres cultures, et non pas, comme le projet de quelques-uns, contre les peuples. Comme le rappelait un autre père fondateur, Jean Monnet : « Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. »
Oui, l'Europe est un facteur de protection d'une ampleur sans commune mesure pour les travailleurs, pour les étudiants, pour le droit des femmes, et je suis sûre que nos concitoyens sont conscients de ce privilège et seront présents aux prochains rendez-vous électoraux. Là où je suis élue, dans une circonscription qui, par son histoire, sait plus que quiconque l'importance de la construction européenne, la question que nous nous posons n'est pas tant celle de plus ou de moins d'Europe, mais des conditions de renaissance d'une Europe qui nous ressemble et dans laquelle on se rassemble.
Dans Pour L'Europe, Robert Schuman a écrit que « la loi de solidarité des peuples s'impose à la conscience contemporaine ». Dès lors, monsieur le secrétaire d'État, comment, dans ce contexte, donner à nos concitoyens plus d'envie d'Europe pour faire enfin gagner cette loi, cette « loi de solidarité des peuples » qui nous tient tant à coeur ?