Il préconise un système de santé sur mesure, qui collerait au terrain et serait entièrement élaboré en concertation avec les acteurs locaux. En effet, les grands plans décidés à Paris ont malheureusement bien souvent pour défaut de négliger les spécificités locales. Et si de nombreux maires rivalisent de générosité pour faire venir les médecins dans leur village, c'est bien en raison d'une défaillance de la politique globale, qui ne tient pas assez compte des enjeux locaux.
L'une des pistes que nous pourrions explorer consisterait à inciter les médecins à venir dans nos territoires par des mesures fiscales favorables, avec l'accord des communes. C'est le sens de l'un de mes amendements.
Autre piste : pourquoi ne pas encadrer les temps de remplacement des médecins, qui refusent parfois de s'installer pour subir moins de charges et de contraintes ? C'est le sens d'un autre de mes amendements.
D'autres actions spécifiques peuvent être destinées aux territoires particulièrement isolés, qu'il s'agisse de nos campagnes ou, parfois, de nos banlieues, de plus en plus désertées par les médecins. Il faut redonner la parole aux acteurs de terrain, pour qu'ensemble nous puissions apporter des solutions concrètes. La situation est très préoccupante ; et si certains ont le sens de l'humour, comme à Ychoux, où le maire a pris un arrêté interdisant aux habitants de tomber malades, les acteurs locaux sont souvent à bout.