Nous sommes également défavorables à la reconnaissance du vote blanc. C'est, par définition, la fausse bonne idée. Voter c'est choisir. Or le vote blanc n'est pas un choix. Le vote blanc revient à ne pas décider. La reconnaissance du vote blanc est la négation même du choix et de la possibilité de voir les représentants dotés d'une véritable légitimité démocratique leur donnant le droit de représenter le peuple souverain, et donc d'agir.
De même, nous souhaitons nous exprimer sur une revendication ardemment brandie ici et là par certains gilets jaunes, certaines familles politiques, certaines officines : le référendum d'initiative citoyenne. Autant nous sommes opposés au RIC, autant nous sommes tout à fait ouverts à l'idée d'entamer une réflexion de fond sur le référendum d'initiative partagée issu de la révision constitutionnelle de juillet 2008. Nous pensons qu'il est possible de l'améliorer, de l'aménager et de le rendre plus opérationnel. Pourquoi ne pas avoir une réflexion sincère et approfondie sur l'abaissement du seuil de citoyens ou de parlementaires nécessaire pour le déclencher ? Un tel référendum pourrait d'ailleurs être d'initiative parlementaire ou citoyenne.