Madame la présidente, chers collègues, le paysage audiovisuel français fait face à trois grands défis : en premier lieu, la multiplication des chaînes, qui conduit à une concurrence démesurée ; ensuite, le numérique et la présence des GAFA, qui s'affranchissent des règles contraignantes et captent une grande partie des recettes publicitaires ; enfin, le gel des finances publiques, qui oblige tous les acteurs à faire des économies importantes. Préserver une télévision offrant une pluralité d'oeuvres culturelles, de fictions, de documentaires d'animation et de spectacles reste une priorité. Défendre cette diversité implique de lutter à armes égales avec l'offre des plateformes mondiales, c'est une question de survie pour la télévision française. La clarification de la mission de l'audiovisuel, la différenciation de son offre, la créativité, de même que son ancrage territorial, sont des clés qui permettent sa réussite. Dans votre conclusion, vous abordez les limites du dispositif anti-concentration. Le supprimer pourrait pourtant avoir comme conséquence la disparition du pluralisme en matière d'offre : nous condamnerions des oeuvres culturelles non commerciales. Que préconisez-vous pour éviter cet écueil ? Quelles autres solutions sont envisageables ? La recherche d'un jeu concurrentiel plus équitable doit-elle passer par l'obligation de contraindre les plateformes mondiales à investir dans la création européenne ? Enfin, que pensez-vous du gouffre financier existant entre les plateformes et les opérateurs habituels ?