Le courage, c'est aussi de regarder en face le défi migratoire. La pression qui s'exerce aux frontières, dans les Alpes-Maritimes, dans le Calaisis, à Mayotte, en Guyane, qui s'exerce aussi au coeur même du territoire national, comme à Paris, crée des tensions considérables et lourdes de dangers pour l'ordre public. Cette pression ne faiblira pas. Les conflits et l'insécurité économique au Moyen-Orient et en Afrique, les risques liés au climat, les réseaux qui prospèrent en exploitant le malheur et la misère : tout contribue à l'alimenter.
Face à cette situation, la France s'est révélée incapable de remplir ses obligations juridiques ou morales. Les demandeurs d'asile relevant effectivement de la convention de Genève attendent l'octroi d'un statut durant de longs mois et dans des conditions parfois honteuses. Les autres, qui sont en réalité des migrants économiques, sont rarement éloignés quand ils sont déboutés.
La semaine prochaine, le Gouvernement présentera des mesures qui répondront à trois exigences : une exigence de dignité pour que la France honore sa tradition d'accueil des réfugiés,
Le 05/07/2017 à 16:22, Laïc1 a dit :
S'il n'y a pas de structures d'accueil, ils ne peuvent pas être accueillis, c'est aussi simple que cela.
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