Ce qui s'est joué aujourd'hui, ce qui se joue depuis des années, en particulier depuis quelques mois, c'est la construction d'un chemin, avec des maîtres mots : respect, dialogue, compréhension. Cela implique de regarder l'histoire en face, telle qu'elle a été. J'en veux pour preuve la modification de l'article 1er du projet de loi organique : on a retenu l'expression « mise à contribution » et non le terme « contribution », ce qui montre que l'on n'a pas peur de donner un sens aux choses.
Bien évidemment, ce chemin continue – il est dynamique, non pas statique – , avec la demande de justice. Celle-ci est inhérente à la question des territoires et de la différenciation, car nous savons comment la République s'est construite. Partout, je dis bien partout, cela s'est fait aussi avec des conflits, des heurts, du sang et des larmes.
Je souhaite, avec le groupe Libertés et territoires, que ce qui se passe aujourd'hui sur la Polynésie – mais aussi ce qui se passera demain, car le processus n'est pas terminé, la vigilance continuera à s'exercer sur le statut d'autonomie – ait des prolongements dans d'autres domaines relevant de la relation aux territoires, aux identités et aux cultures. Le petit pas que nous faisons aujourd'hui est un pas très important sur le chemin de la compréhension que nous devons trouver ensemble.