Monsieur le ministre de l'économie et des finances, les 268 salariés d'Ascoval ont reçu une nouvelle gifle hier, en découvrant que le groupe British Steel se trouvait en difficulté financière. Un vrai choc, alors que c'est aujourd'hui même qu'intervient la reprise de l'aciérie.
Cela fait plus de cinq ans que cela dure : cinq ans d'angoisse, de colère, de combat pour les salariés et leur famille. Ce sont eux qu'il faut rassurer une bonne fois pour toutes car ce sont eux qui ont mené une lutte exemplaire pour l'emploi. Sans eux, cette usine serait déjà démantelée.
Alors, monsieur le ministre, pouvez-vous garantir que cette reprise aura bien lieu, que British Steel tiendra ses engagements, tout comme l'État ?
Mais un autre problème se pose. L'État et les collectivités vont mettre 47 millions d'euros d'argent public sur la table, et l'industriel en mettra autant. Mais que font les banques ? Où sont-elles ?
Brexit or not Brexit, elles ne sont pas là. Pas une aujourd'hui ne vient participer à la reprise de ces entreprises en difficulté. C'est le cas pour Ascoval, mais je pourrais vous citer Arc International, Arjowiggins, et tant d'autres parmi nos plus précieux fleurons industriels.
C'est grave, car du fait de cette défaillance des banques, des fonds d'investissement les remplacent : ils prêtent à des taux usuriers, de 10 à 20 % ! Cette absence de soutien est un véritable scandale de la part de ces banques que les Français ont renflouées.