D'autre part, un règlement européen a été adopté, qui prévoit d'installer ces systèmes d'alerte anti-collision sur tous les véhicules homologués à partir de 2022, et sur tous les véhicules neufs à partir de 2024.
Troisième point : l'exemple de Londres, qui a expérimenté ce dispositif, montre que celui-ci est long à mettre en place – environ cinq ans. Surtout, je le dis même si ce n'est pas une réponse suffisante, la protection des cyclistes passe bien entendu par la création d'itinéraires sécurisés. Nous allons bientôt examiner les obligations prévues en la matière. Le nerf de la guerre pour la sécurité des cyclistes, ce sont en effet les itinéraires sécurisés.
À ce stade, sauf erreur de ma part, les amendements en discussion n'ont fait l'objet d'aucune concertation poussée avec les collectivités territoriales. Cette concertation me paraît nécessaire ; je propose d'ailleurs d'y associer l'organisation France urbaine. Mme la ministre pourra nous en dire plus sur la façon d'avancer.
À ce stade, même si cela nous coûte, je suggère donc le retrait de ces amendements. Travaillons pour progresser sur le sujet dans les années qui viennent, au vu des engagements européens qui pourront être pris.