Je comprends la préoccupation de Barbara Pompili. Mais, comme l'a dit le rapporteur, le scénario va de zéro à cinquante-huit, puisque, dans l'absolu, on pourrait imaginer que les cinquante-huit réacteurs soient arrêtés pour des raisons de sûreté. On peut aussi imaginer un scénario catastrophe, du type post-Fukushima, où le Japon a dû arrêter tous ses réacteurs nucléaires dans l'extrême urgence. La programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit l'arrêt progressif de quatorze réacteurs d'ici à 2035, ce qui permet déjà d'envisager de réduire notre dépendance à une seule technologie pour la production d'électricité. La diversification de notre production est un gage d'adaptation.
Certains ont dit hier que des centrales pourraient être arrêtées, par simple précaution, parce que l'on aurait du mal à assurer leur refroidissement, par exemple, à cause de la diminution du débit d'un cours d'eau du fait du dérèglement climatique. Ce cas a été envisagé, dans la programmation pluriannuelle de l'énergie – pas celui de l'arrêt simultané, pour des raisons de sûreté, par l'ASN, des cinquante-huit réacteurs, mais d'un certain nombre, notamment pour les visites décennales. Cela permet de travailler à la sécurité de l'approvisionnement en électricité de la France avec un certain nombre de réacteurs en moins. Considérant que votre amendement est satisfait, je vous suggère de le retirer.