Monsieur le ministre, je vous invite à abandonner la vision presque romantique, ou hors sol, que vous avez de la méthanisation. Sur l'ensemble du territoire, des députés vous alertent sur les dérives qui se développent faute de contrôle de l'application de la loi et sur des pratiques de contournement – je pense notamment aux emblavements de maïs – qui doivent vous interpeller, car ils nuisent à notre bilan alimentaire et écologique. L'Institut national de la recherche agronomique – INRA – et les écoles d'ingénieurs y travaillent.
La perspective d'un label de méthanisation verte qui distinguerait la bonne méthanisation, qui encourage l'élevage, de la mauvaise méthanisation, qui peut le menacer en contribuant au renchérissement du prix des terres ou en augmentant la concurrence des matières, est intéressante. En période de sécheresse, certains éleveurs n'ont plus de fourrage pour leur bétail, et les prix s'envolent ! C'est insupportable et, d'un point de vue écologique, c'est nul et contreproductif. Je souhaite donc que cette question soit sérieusement étudiée par les ministères de l'écologie et de l'agriculture. Il ne s'agit pas d'abandonner la méthanisation, mais de lui donner sa juste place.