J'y vois la marque d'une solidarité que vous n'appellerez peut-être pas nationale, monsieur Acquaviva, mais qu'on peut nommer française ou territoriale. C'est la solidarité de toute la France, Corse incluse. Or, compte tenu de l'existence d'une interconnexion avec l'Italie, on pouvait juger, du point de vue européen, que l'île n'était plus une zone non interconnectée.
En somme, nous avons triplement défendu la Corse. Vous le savez, je suis favorable à l'accélération de la transition énergétique sur toutes les îles, en outre-mer comme en Corse, y compris sur les petites îles bretonnes, en visant, autant que possible, l'autonomie énergétique, voire l'autonomie renouvelable. Mais nous en sommes très loin : aujourd'hui, 30 % des besoins énergétiques de Corse sont couverts par l'Italie et les 70 % restants sont presque en totalité issus du thermique, qui est importé et ne relève d'aucune autonomie.