L'agriculture étant mon dada, je ne peux qu'intervenir dans ce débats sur les tomates nucléaires.
Si je n'approuve pas, dans la forme, l'amendement de M. Aubert, je crois qu'il soulève une question intéressante sur le fond.
En effet, dans un monde où un même propriétaire détient l'ensemble des terres cultivées en tomates, il paraît important de favoriser le défrichement, par d'autres opérateurs, de nouvelles surfaces propices à cette culture. En d'autres termes, si nous voulons préserver l'avenir de notre mix énergétique et électrique, il me semble que la production prend une plus grande importance que la commercialisation.
Ainsi, au terme d'un certain délai qui lui permettrait de stabiliser son activité commerciale, on pourrait envisager d'obliger une société disposant de volumes souscrits au titre de l'ARENH à produire une partie de l'électricité qu'elle fournit. Elle serait ainsi poussée à investir dans les technologies destinées à prendre le relais des moyens actuels de production, qu'il s'agisse du parc nucléaire ou des énergies renouvelables.
On pourrait donc modifier l'amendement de M. Aubert afin de prévoir qu'au terme de cinq ou de dix années, les sociétés en question auraient obligation de produire par elles-mêmes 10 % ou 20 % de l'énergie qu'elles fournissent. Ainsi, ils ne dépendraient plus uniquement de l'ARENH, c'est-à-dire que les vendeurs de tomates ne dépendraient plus de l'activité du producteur historique.