Les clauses de l'accord font peser sur nous un risque juridique grave : celui que les multinationales canadiennes attaquent l'Union européenne devant des tribunaux d'arbitrage si elle adoptait des normes environnementales qui limitent ou freinent leur business. Nous qui sommes leaders en matière d'exemplarité environnementale, nous allons renoncer notre marge de manoeuvre pour un accord qui rapporterait à peine 750 millions d'euros à court terme.
Cette fuite en avant désespérée du libre-échangisme, dans un monde où nos concitoyens veulent plus de qualité et de circuits courts, apparaît à rebours de l'histoire. Elle risque de polariser une opinion agacée de ne plus être entendue en dehors des périodes électorales, ce qui risque de réveiller d'autres démons de l'histoire. Le groupe Libertés et territoires votera contre cet article.