Les mesures proposées par le Président de la République sont ambitieuses, mais il ne faut pas y voir un signe de l'arrogance française. Au contraire. Les mesures sont ambitieuses car la situation nous l'impose. En effet, l'Europe est en crise perpétuelle depuis quinze ans. Depuis le non français et néerlandais à la Constitution, l'Europe patine. Les Européens veulent de l'Europe, mais pas de l'Europe actuelle, telle qu'elle fonctionne. Ils veulent une Europe refondée, une Europe qui protège dans un contexte de crise migratoire, d'atteintes à l'environnement et de terrorisme. Pour y parvenir, le Président de la République propose une vision, mais aussi une méthode. Ainsi, revenir sur la règle de l'unanimité au Conseil, car elle empêche l'Europe d'avancer et de réagir rapidement aux crises. De la même façon, la Commission est pléthorique. Le Président de la République a dit dans son discours qu'il y avait trop de Commissaires européens. Pouvez-vous nous donner des pistes sur des changements institutionnels et de fonctionnement ?