Dans la continuité des amendements identiques précédents, il vise à soutenir le train de nuit afin qu'il continue d'exister. Pendant mes années de reportage pour France Inter, j'empruntais régulièrement ce moyen de transport qui permet d'arriver tôt le matin sur son lieu de travail. Je n'ai jamais pris l'avion durant toutes ces années, car on sait que l'aérien est cinquante fois plus polluant que le ferroviaire – voire davantage pour les vols intérieurs. Le train de nuit est donc une excellente alternative à l'avion.
Une pétition circule actuellement en faveur du redéploiement des trains de nuit : elle a déjà recueilli plus de 100 000 signatures. Cela montre le désir que suscite ce moyen de transport, et une volonté de maintien, voire de développement, des trains de nuit. Nous, nous sommes partisans d'un programme de redéploiement d'une quinzaine de lignes nationales et d'une quinzaine de lignes internationales qui nécessiteraient un plan d'investissement de 1,5 milliard sur dix ans afin de transporter 15 millions de voyageurs par an.
Certains pays européens, comme l'Autriche et la Suède, ont déjà fait le choix de relancer les trains de nuit. Nous vous proposons de faire un choix identique en insérant, à l'alinéa 5 de l'article 1er A, après le mot « ferroviaire, », les mots « notamment le train de nuit y compris pour les liaisons intra-européennes, ». Nous devons renforcer le train de nuit, et non l'abandonner.