Si nous voulons avoir une discussion franche et sincère, autant adopter ces amendements. Le Gouvernement devra alors s'exprimer et c'est ainsi que nous jouerons notre rôle de parlementaires ! Parfois, cela marche. J'en veux pour preuve ce qui s'est passé avec les chambres d'agriculture.
De plus, Bpifrance m'ayant fait part de ce mauvais signal, je partage les propos qui ont été tenus.
Je ne comprends pas très bien, monsieur le Président, comment les choses se passent : un rapport sur l'industrie que Sébastien Jumel et moi-même avons établi, qui a été présenté hier en commission des affaires économiques, ne sera pas discuté ici aujourd'hui alors qu'il fait état de points importants qui éclaireraient notre débat. Notamment, les entreprises en difficulté manquent d'un vrai soutien de l'État, en particulier à travers les prêts qu'il pourrait consentir. Bpifrance ne prête qu'aux riches – je caricature -, qu'aux entreprises qui n'ont pas de dettes sociales. Pour les autres, le FDES, le Fonds de développement économique et social, prête à des taux usuraires qui se situent entre 10 % et 20 %. C'est ce que ce rapport révèle ! L'État a ainsi bénéficié de 21 millions d'intérêts ! Je n'ai pas d'autre lieu pour le dire que celui-ci. Je tenais à le souligner puisque nous sommes là pour contrôler l'action du Gouvernement.
La garantie de Bpifrance, comme l'a souligné notre collègue Saint-Martin, est importante car nombre d'entreprises souffriraient de son absence, les banques ne jouant pas un rôle que seule celle-ci peut jouer.