Il vise à donner au canal de Corse les moyens de lutter contre la pollution – ou, si l'on préfère, de mener des actions de dépollution. Nous parlons ici d'une zone de navigation étroite, située entre la côte corse, la côte toscane, l'île d'Elbe et l'île de Capraia, en plein parc marin du cap Corse et de l'Agriate, en plein parc national de l'archipel toscan, en plein Sanctuaire Pelagos aussi. Ce n'est pas rien.
Or, dans cette zone, se croisent jour et nuit des milliers de navires, qui naviguent dans le sens est-ouest et dans le sens nord-sud. Ce trafic est très dangereux, comme nous en avons eu la preuve l'an dernier, lorsque deux de ces navires se sont éperonnés à quelques kilomètres des côtes du cap Corse. Depuis est survenu l'accident de Bonifacio, qui lui-même succédait à plusieurs autres.
N'attendons pas une catastrophe pour dégager les crédits appropriés. Il faut plus de quinze heures à un navire pour arriver sur zone, qu'il parte de Porticcio ou de Toulon. C'est impensable ! Il faut donner à Bastia les moyens de lutter contre cette pollution. À cette fin, nous proposons d'abonder l'action « Action interministérielle de la mer » du programme 205.