Rappelons, comme l'a dit la présidente Pompili, que les récifs coralliens sont des écosystèmes et représentent 95 % de la biodiversité littorale française. Or ils restent menacés non seulement par le réchauffement climatique et l'acidification des océans, mais aussi par la pollution aux microparticules de plastique qui produisent d'ores et déjà des effets dévastateurs dans les récifs.
Nous avons bien pris note de l'augmentation de 300 000 euros, madame la secrétaire d'État, mais le montant de 1 million d'euros alloué à l'IFRECOR, un organisme qui existe depuis plus de dix-huit ans, nous semble bien insuffisant pour financer un plan de protection attendu l'an prochain, qui n'a pas encore commencé, en vue de protéger 75 % des récifs coralliens, soit l'équivalent de la totalité des récifs calédoniens. À l'échelle de la mission, la somme de 300 000 euros est un signal modique ; c'est pourtant un signal considérable compte tenu de l'engagement pris par le Premier ministre et surtout par le Président de la République. J'insiste pour que cet effort supplémentaire soit consenti. Les comités locaux ont annoncé un retard dans les huit territoires où intervient l'IFRECOR. De même, l'élaboration du plan national, qui est certes ambitieux, a pris du retard. En clair, ces moyens sont tout sauf illégitimes, notamment pour les projets en sommeil qui attendent les 2,5 millions d'euros annoncés tout à l'heure.